Avatar, le dernier maître de l'air : la saison 2 du live-action arrive sur Netflix
Date de publication : 22.06.26
La mode des animés en live-action
Cela n’aura pas échappé aux cinéphiles et sériephiles actuels, nous sommes à l’ère des IPs (Propriétés Intellectuelles). Comprendre : sur un marché toujours plus saturé et compétitif, les grosses firmes qui produisent et diffusent les fictions veulent de plus en plus se protéger derrière des marques (une licence forte, un best-seller, voire un sport ou une discipline ultrapopulaire) pour se garantir l’appui d’un public déjà fidélisé. À ce jeu, refaire avec des acteurs en chair et en os les dessins animés cultes des années 1990-2000 est un bon calcul. Tout en titillant la fibre nostalgique des jeunes adultes actuels, les firmes produisent des produits formatés pour les enfants de la nouvelle génération. D’une pierre deux coups.
C’est ainsi que nous avons vu fleurir un florilège d’auto-adaptations signées Disney (les remakes du Roi Lion, du Livre de la jungle et autre Lilo & Stitch). Mais si on se place du côté des séries, le phénomène est encore (relativement) ténu. Qu’Avatar, le dernier maître de l'air soit avec One Piece (le manga le plus vendu au monde), le principal représentant du portage d’animés en live-action sur Netflix, est bien la preuve de la place à part des aventures du petit bonze aux pouvoirs extraordinaires dans la pop culture actuelle.
L'Eau, la Terre, le Feu, l’Air
Mais qu’est-ce que ça raconte, donc, Avatar, le dernier maître de l'air ? Dans un monde fantastique, certains individus sont capables de manipuler un des quatre éléments, l’Eau, la Terre, le Feu, ou l’Air. Mais seul l’Avatar, Aang, un jeune moine coupé de son clan, a le pouvoir de contrôler tous ces éléments et mettre fin à la mainmise du royaume du feu sur tous les autres pays. Le dessin animé avait déjà été adapté par M. Night Shyamalan en 2010, dans une version très critiquée, principalement sur des critères artistiques, mais aussi sociétaux.
En effet, le long-métrage de 2010 représentait la grande majorité des personnages comme blancs, alors que le dessin animé était fortement inspiré de la culture et du folklore asiatique. Un des enjeux de la série de 2024 a justement été de restituer plus fidèlement, jusque dans le casting, les inspirations d’origine. Si cet aspect-là est réussi, force est de constater que ce remake est tout de même encore loin de faire autant l’unanimité que sa série mère (sur Metacritic, une note du public de 6,4 contre 9,4 pour le dessin animé).