La Petite maison dans la Prairie : la série d’une génération revient sur Netflix
Date de publication : 30.06.26
Une adaptation à succès.
À l’origine, La Petite maison dans la Prairie est l’adaptation des romans du même nom de Laura Ingalls Wilder, publiés entre 1932 et 1943. L’autrice y narre la vie de sa famille et sa propre enfance dans les forêts du Wisconsin. Elle y décrit l’existence simple et rude de pionniers américains de la fin du XIXe siècle. Un témoignage historique, autant qu’une ode à une certaine vie en harmonie avec la nature (même si celle-ci prend parfois la forme d'une faune agressive) et un récit riche en drames sur des populations alors largement livrées à elles-mêmes.
L’adaptation lancée en 1974 par Michael Landon, qui incarne également le rôle du père de famille, Charles Ingalls, utilisait les moyens de la télévision moderne pour exalter les valeurs familiales, les paysages naturels américains, et la foi chrétienne. Déjà à fort potentiel populaire, ce cocktail, brassées dans une alternance d’épisodes comiques et d’autres parfois très dramatiques, a eu tôt fait de rencontrer un large succès, et pas seulement aux États-Unis. 205 épisodes ainsi que 3 téléfilms ont été diffusés avant que la série ne prenne définitivement fin.
Le grand retour sur Netflix
On perçoit le potentiel succès d’une nouvelle version de La Petite maison dans la Prairie, et donc l’intérêt de Netflix dans l’affaire. La question est plutôt : par quel bout vont-ils prendre ce petit classique des années 70-80 pour en faire, en 2026, une série moderne et actuelle ? Au vu du sujet, on pense bien sûr à une lecture plus écolo de la vie en pleine nature de la famille Ingalls et il n’est pas impossible que la série cherche à corriger ce qui a été reproché à la création de Michael Landon et surtout aux livres de Laura Ingalls Wilder : une description caricaturale et coloniale des populations indigènes américaines.
Les premières bande-annonces dévoilées par la firme de Los Gatos semblent en effet pencher dans ce sens. Mais ce qui saute davantage aux yeux est bien sûr l’utilisation de procédés de captations modernes pour offrir une image léchée et presque idéalisé de la campagne américaine. Il en va de même pour les physiques, très avantageux, des différents protagonistes. Alors que les difficiles conditions de vie de l’époque devaient faire aux pionniers des faciès peu ragoutants pour nos yeux actuels, la ville où se situe l’action de la série semble compter plus de beaux gosses qu’un teen-movie.