Les matins merveilleux : quand le disco se mêle au bruit des vagues

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Date de publication : 30.07.26

Il aura fallu plus de sept années d’écriture et de développement avant que le premier long métrage d’Avril Besson ne voie le jour. De son scénario, écrit pour le duo d’actrices India Hair et Raya Martigny, la cinéaste a d’abord tiré le fil d’un court métrage : Queen Size. Après une nomination aux César dans la catégorie Meilleur film de court métrage de fiction et une confiance retrouvée, il était temps d’aller au bout du chemin. Après tout, Les matins merveilleux est une histoire de rencontres et de rendez-vous. Le premier long métrage d’Avril Besson célèbre les trésors de simplicité et de douceur qui se cachent souvent sur les chemins difficiles.

Retour sur le film Les matins merveilleux d’Avril Besson

Des rencontres solaires

Si Les matins merveilleux s'ouvre sur un deuil, le film est l’illustration parfaite des situations burlesques qui peuvent se dessiner même dans les moments les plus sombres de la vie. Dès les premiers instants du film, on fait la connaissance de Charlie (India Hair) qui vient de découvrir que sa grand-mère est décédée à son domicile. Lorsque la jeune femme apprend que l’une de ses dernières volontés était de léguer une caisse remplie de vinyles disco à un certain Titou (Eric Cantona), elle n’hésite pas longtemps. Au volant de sa Twingo, Charlie prend la route, direction Cavalière, un petit village situé dans le Var, à la recherche de cet homme dont elle n’avait jamais entendu parler auparavant. Elle est loin de se douter de ce qui l’attend au bord de la mer : les souvenirs de jeunesse de sa mère ravivés par Titou et sa rencontre magique avec Marina (Raya Martigny) dans la pizzeria du village.

Entre douceur, mélancolie et humour acidulé, Avril Besson nous offre une parenthèse hors du temps, qui déroute autant qu’elle éclaire. En filmant le sud de la France en hiver, des plages désertes aux commerces en travaux, la cinéaste donne à son récit une atmosphère très singulière. Le trio de personnages qu’elle nous présente évolue magnifiquement dans ce décor, qui permet à chacun de trouver ce qu’il n’était pas venu chercher : une rencontre à la fois bouleversante et apaisante, qui les fait se sentir plus vivants que jamais. 

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Histoire d’un amour

Comme l’évoque la chanson de Dalida dont vient son titre, Les matins merveilleux, c’est avant tout l’Histoire d’un amour. Il y a d’abord la passion de Titou pour le disco et le doux souvenir d’une rencontre, ravivé par quelques pas de danse enseignés à Charlie, en mémoire de sa mère. Il y a aussi l’histoire de Charlie et de Marina, deux femmes que tout oppose, même leur taille, mais qui trouvent, chacune dans le regard de l’autre, une tendresse inattendue et réparatrice. Ce merveilleux trio nous plonge dans une histoire qui célèbre le pouvoir de l’amour dans les épreuves de la vie.

De la tendresse que nous inspirent ses personnages et leurs interprètes, au charme de ses chorégraphies disco, en passant par son humour et sa poésie, Les matins merveilleux est une franche réussite. Avril Besson signe ainsi un premier long métrage dont la chaleur et la sincérité nous touchent en plein cœur.

 

Marie Serale


Date de sortie du film Les matins merveilleux d’Avril Besson : le 29/07/2026
 

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