Cinema For Change 2026 : tout ce qu’il faut savoir sur la 15e édition

Date de publication : 25.03.26

Cette année encore, le Cinema for Change mettra à l’honneur des récits filmiques destinés à nous ouvrir sur le monde, à changer notre perception et à nous sensibiliser aux grands défis scientifiques et sociétaux de notre époque. Les causes les plus importantes de notre temps -climat, égalité, justice sociale- seront au coeur des films de la sélection de ce cru 2026, que des artistes, experts et citoyens feront dialoguer avec les Objectifs de Développement Durable (ODD). Débats, projections et prises de paroles viendront rythmer une programmation engagée.

Cinema For Change, qu’est-ce que c’est ?

Lancé en 2011, le Cinema For Change est un festival engagé, organisé à Paris pour mettre en avant des films portant sur de grands enjeux humains, sociaux et environnementaux. Éveiller les consciences sur des questions d’écologie, de justice sociale ou de développement durable étant toujours plus fun lorsque c’est fait au travers d’histoires divertissantes, les spectateurs peuvent découvrir des films certes orientés mais sans le côté militant qui peut faire fuir plus d’un néophyte. La programmation s’appuie sur les 17 Objectifs de Développement Durable de l’ONU, soit la fin de la de pauvreté et de la faim dans le monde, l’égalité entre les sexes, des énergies propres et abordables ou encore la lutte contre le changement climatique et la paix entre les nations. Marc Oberon, président de Cinema for Change, explique : "Les histoires que nous racontons façonnent le monde dans lequel nous vivons. En réunissant films, débats et jeunes générations, le festival veut créer un espace où l’émotion suscite la réflexion et où la culture peut pousser à l’action".

Cinema For Change © Susy Lagrange

Quels sont les 3 films mis en lumière au Cinema For Change 2026 ?

Entre création artistique et engagement, Cinema For Change est né de la volonté d’apporter un regard sur le social, l’environnemental et l’humain grâce au médium audiovisuel, du long-métrage d’animation au classique ultime du Septième Art.

Le mercredi 8 avril, le festival commencera avec Flow, le film d’animation de Gints Zilbalodis sorti en 2024. Ce film d’animation sans dialogues suit un chat dans un monde submergé par les eaux, contraint de survivre avec d’autres animaux malgré leurs différences. Le film est particulièrement engagé par sa façon de montrer, sans discours appuyé, un monde bouleversé où la catastrophe écologique impose l’entraide, l’adaptation et la solidarité. C’est une fable sensible et très actuelle, qui défend l’idée qu’on ne s’en sort qu’ensemble, dans le respect du vivant. Ron Dyens, le producteur du film, et Jules Colé, auteur et consultant sur la mise en récit écologique, débattront à la suite de la projection.

Image extraite du film Flow

Le jeudi 9 avril, les spectateurs pourront redécouvrir le cultisme Thelma et Louise de Ridley Scott, sorti en 1991, sous un angle nouveau. L’histoire de ces deux femmes qui s’échappent de leur quotidien et reprennent peu à peu le contrôle de leur vie, de leur voix et de leurs choix est devenu une œuvre forte de l’empowerment féminin, parce qu’il montre deux héroïnes qui refusent la peur, la domination et les rôles qu’on leur impose. C’est à la fois un road movie et un cri de liberté, porté par une solidarité féminine rare, puissante et profondément libératrice. Seront présents pour en débattre suite à la projection Elisabeth Moreno, ancienne Ministre chargée de la Diversité et Égalité des chances, et l’auteur, acteur et réalisateur Bruno Solo.

Image extraite du film Thelma et Louise

Le vendredi 10 avril, le festival sera clôturé avec le récent Les rêveurs, d’Isabelle Carré, sorti en 2025. Elle y raconte le parcours d’Élisabeth, une femme qui replonge dans son adolescence blessée en revenant auprès de jeunes en grande détresse psychologique, dans le service de pédopsychiatrie où elle a elle-même été internée. Le film met en lumière, avec beaucoup de délicatesse, les maux de l’esprit : la fragilité adolescente, la tentative de suicide, la mémoire du traumatisme et ce que l’art peut parfois sauver ou réparer. C’est une œuvre sensible et profondément engagée, parce qu’elle donne un visage humain à la souffrance psychique tout en dénonçant, en creux, le manque de moyens accordés à la santé mentale. La projection sera suivie d’un débat avec la réalisatrice et comédienne Isabelle Carré ainsi que la psychiatre et essayiste Marie-Rose Moro. Isabelle Carré est également invitée d’honneur de l’édition 2026 de Cinema For Change, qui recevra un Prix d’Honneur lors de la cérémonie de clôture du festival, prévue le lendemain.

Image extraite du film Les rêveurs

Où et quand a lieu le Cinema For Change 2026 ?

L’édition 2026 du Festival Cinema For Change aura lieu au Grand Rex à Paris, du 8 au 11 avril prochain. La billetterie en ligne permet d’acheter des tickets pour chacune des projections, ainsi que pour les Prix jeunesse, le samedi à 15heures, durant laquelle 3 jurys constitués d’enfants, de lycéens et d’étudiants décerneront chacun un prix à un des courts-métrages en compétition. Pensé pour sensibiliser les jeunes aux enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux, ce rendez-vous cherche à “éveiller les consciences grâce à l’émotion du cinéma”.

À vous de jouer !

Intérieur du Grand Rex

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